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LE BLOG DE LA VENTE

N'attendez pas le bouche à oreille, apprenez à demander de la reco

il y a 2 jours
2 min de lecture

La recommandation client, c'est souvent le sujet que les commerciaux évitent le plus soigneusement dans leur boîte à outils. On ose demander une augmentation de budget, on ose relancer un prospect trois fois, mais on hésite à demander à un client satisfait de parler de nous. Comme si c'était indécent, ou comme si ça allait fragiliser une relation qu'on a mis des mois à construire.


Cette gêne vient d'une mauvaise lecture de la situation. On imagine devoir poser une question frontale et un peu embarrassante, du genre "est-ce que vous pourriez me recommander ?", qui met le client en position de devoir dire oui ou de se justifier s'il dit non. Alors qu'en réalité, la demande de recommandation n'a rien d'un exercice compliqué. C'est une conséquence logique d'un échange qui, s'il est bien construit, se déroule presque naturellement.


Tout commence par une question simple, celle qu'on devrait poser régulièrement et pas seulement en fin de mission : êtes-vous satisfait de ce que nous avons mis en place ensemble ? Cette question a une fonction de diagnostic. Elle permet de mesurer la perception réelle du client, indépendamment de ce que nous pensons avoir livré. Et surtout, elle ouvre un espace où le client peut exprimer sa satisfaction avec ses propres mots, ce qui compte davantage que n'importe quelle formule toute faite.


Si la réponse est positive, la deuxième question s'enchaîne d'elle-même : seriez-vous prêt à recommander ce que nous avons fait ensemble ? Elle n'a plus rien d'intrusif à ce stade, puisqu'elle découle directement d'une satisfaction que le client vient d'exprimer lui-même. Encore faut-il, à ce moment précis, rassurer et désamorcer ce qui bloque souvent : l'idée que recommander engage quelque chose. Ce n'est pas le cas. Il s'agit simplement d'une mise en relation, sans engagement ni pour le client, ni pour la personne qu'il aura en tête. Une phrase du type "j'ai travaillé avec Rémi, ça a donné de bons résultats, je suis satisfait et j'ai pensé que ça pourrait t'intéresser également" suffit largement. On ne demande pas au client de garantir quoi que ce soit, on lui demande d'ouvrir une porte.


La troisième étape est celle qui change vraiment la donne dans la façon de piloter son activité commerciale, et elle peut se faire avec le sourire. Plutôt que de se satisfaire d'un oui de principe, on peut proposer une échelle au client : un peu satisfait, ça vaut deux recommandations, plutôt satisfait, quatre, très satisfait, six. La formulation fait toujours sourire, et c'est justement ce qui la rend efficace : elle détend l'échange tout en le rendant concret. Le client comprend qu'on ne cherche pas une approbation vague mais un engagement chiffré, et honnêtement, obtenir deux ou trois recommandations sincères d'un client satisfait, c'est déjà un résultat qui change une activité commerciale.


Ce qui rend cette approche efficace, c'est qu'elle respecte la chronologie naturelle d'une relation de confiance : on vérifie la satisfaction, on rassure sur ce qu'implique réellement une recommandation, puis on la quantifie avec légèreté. Aucune de ces étapes n'est pesante prise isolément. C'est leur enchaînement qui transforme un exercice redouté en moment presque agréable, pour le client comme pour le commercial.


Et vous, à quel moment de la relation client posez-vous ce genre de question, et sous quelle forme ?


la demande de reco par remi plenier consultant formateur vente

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